COP23 : les parties prenantes à l’accord de Paris édifiées sur les conclusions et les futures échéances

La ministre du Tourisme et de l’environnement, Arlette Soudan-Nonault, a eu une séance de travail le 30 mars dernier dans la capitale économique, au cours de laquelle elle a restitué les grandes lignes de la conférence tenue à Bonn, en Allemagne, en novembre 2017.

Devant les parties prenantes de Pointe-Noire et du Kouilou, la ministre du Tourisme et de l’environnement a précisé que le gouvernement a pris une part active à la COP23, avec l’implication personnelle du chef de l’Etat, Denis Sassou N’Guesso. Arlette Soudan-Nonault a indiqué que le président de la République, s’est résolu, depuis plusieurs années, à conduire lui-même la délégation congolaise à ce grand forum mondial sur le climat car il apprécie, à sa juste valeur, la pertinence des enjeux climatiques pour son pays, sa sous-région et son continent. C’est suite à ses instructions, au sortir de la COP23, qu’elle a pris l’initiative d’organiser cette campagne de restitution des conclusions à l’endroit de toutes les parties prenantes.

L’objectif visé par ces réunions est de sensibiliser, d’impliquer les parties prenantes dans le processus, et de les amener à apporter leurs propres contributions pour les futures négociations sur l’accord de Paris qui va remplacer le protocole de Kyoto à partir de 2020, ainsi que sur les échéances à venir.

L’accord de Paris, a précisé la ministre, présente des enjeux qui peuvent être bénéfiques pour les pays en développement, en général, et les pays forestiers du Bassin du Congo, en particulier, s’ils arrivent à trouver toute leur place et à défendre leurs intérêts au cours des futures négociations. Dans le cas contraire, il les desservira.

Le cimetière archéologique de Loango,menacé de disparition

La ministre du Tourisme et de l’environnement a rappelé aux parties prenantes que le Congo subit déjà les effets du changement climatique à travers des évènements extrêmes comme les inondations récurrentes qui entraînent des ravinements de terrains, ainsi que des pertes d’habitations et d’ouvrages routiers.Pour preuve, a-t-elle dit, le cimetière archéologique de Loango, patrimoine mondial de l’Unesco, est menacé de disparition et le trait de côte dans la baie de Loango, en particulier à Matombi, connaît un recul vertigineux.Ce sont là des signes que le changement climatique est à la porte du Congo, avec ses impacts négatifs déjà ressentis dans le département du Kouilou et dans le pays tout entier.

Le pays subit également des vagues de chaleur jamais connues auparavant dans son histoire. La sécheresse s’installe dans certains départements, induisant la dégradation des terres arables et une forte diminution des rendements agricoles. Toutes ces préoccupations sus-évoquées ont rendu nécessaire cette campagne de sensibilisation qui devrait ainsi permettre à tous d’avoir le même niveau de connaissance du phénomène du changement climatique afin d’agir ensemble pour le Congo, en particulier, et pour la planète, en général.

Cette campagne devrait également permettre de faciliter la prise de décision par des responsables locaux face aux nombreux défis générés par la lutte contre ce fléau. Les parties prenantes nationales, incluant la société civile et le secteur privé, devraient aussi prendre toute leur place en investissant dans des projets contribuant à la réduction des émissions de gaz à effet de serre au Congo.

Des thèmes débattus par une équipe intersectorielle et multidisciplinaire

Pour animer cette campagne, une équipe intersectorielle et multidisciplinaire d’experts nationaux a été mise en place.Elle a fait des présentations sur les différentes thématiques en lien avec le changement climatique, notamment le contexte des changements climatiques, les objectifs et les résultats attendus de l’atelier ; le décryptage de la COP21 et de l’Accord de Paris ; le décryptage des résultats et décisions de la COP23 et des échéances futures ; le décryptage du sommet « One Planet » de Paris sur la Finance climat, tenu en décembre 2017, deux semaines après la COP23 ; le Fonds vert climat des Nations unies, destiné à financer les projets d’adaptation et d’atténuation des changements climatiques ; la Commission climat du Bassin du Congo et le Fonds bleu pour le Bassin du Congo, qui sont des initiatives inter régionales en matière de lutte contre le changement climatique au Congo ; l’état d’avancement du processus Redd+ et de la mise en œuvre de la contribution déterminée au niveau national du Congo.Ces présentations ont été suivies de débats sur des questions posées.

 Aussi, les recommandations et suggestions formulées seront prises en compte dans la position nationale pour la prochaine COP, et partagées par les experts, respectivement avec la Commission des forêts d’Afrique centrale , le Groupe d’experts africains sur le climat et le Groupe des soixante-dix-sept plus la Chine.

 

Source: www.adiac-congo.com

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