Bassin du Congo : Brazzaville abritera une conférence sur les tourbières

La rencontre regroupera, du 21 au 23 mars dans la capitale congolaise, des représentants du système des Nations unies, des organisations non gouvernementales et des experts étrangers.

   La conférence internationale sur les tourbières du Bassin du Congo a été annoncée récemment par le président congolais, Denis Sassou N’Guesso, dans une interview accordée à l’hebdomadaire Jeune Afrique.

  D’origine végétale, la tourbière est une zone humide caractérisée par l’accumulation progressive de la tourbe et un sol caractérisé par sa très forte teneur en matière organique. La tourbière est très indispensable dans la lutte contre le réchauffement climatique, car elle stocke des tonnes de carbone.

    D’après les experts, si les tourbières venaient à s’assécher, si elles étaient transformées en espace agricole, le carbone stocké dans les sous-sols serait relâché dans l’atmosphère et cela aggraverait le problème du changement climatique.

      Avec environ cent soixante millions d’hectares, le Bassin du Congo est le deuxième plus grand bassin fluvial du monde, après celui de l’Amazonie. Il abrite une des forêts tropicales denses les plus riches du monde en biodiversité. Ces forêts, dotées de plaine et alluviales, compteraient plus de dix mille espèces de plantes supérieures (dont trois mille endémiques).

    Des tonnes de tourbières que renferment ces forêts tropicales sont menacées par les interventions humaines, notamment l’agriculture intensive, l’irrigation, la déforestation, la construction de routes. Président de la Commission climat du Bassin du Congo, Denis Sassou N’Guesso milite pour les engagements de Paris signés en 2015, surtout sur les financements promis par les bailleurs de fonds.

« Plus que jamais, c’est une part du destin de la planète qui se joue au cœur de notre continent. A nous de nous montrer dignes de cette immense responsabilité. Le Congo prend toute sa part dans cette stratégie régionale commune, et cela depuis plus de vingt ans déjà, même lorsque la prise de conscience écologique n’en était, sur le continent, qu’à ses balbutiements », a-t- il déclaré.

Source : www.adiac-congo.com

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