District de Mbomo : des plantations dévastées par des pachydermes

Une délégation des jeunes de la localité a fait part à la ministre du Tourisme et de l’environnement, Arlette Soudan-Nonault, le 8 mai à Brazzaville, des dommages subis par les habitants de cette contrée, après l’incursion des éléphants dans leurs champs et villages.

Depuis pratiquement sept ans, la population de Mbomo centre et des villages environnants est confrontée à des incursions répétées des troupeaux d’éléphants qui ne se contentent plus de rester en forêt.

En effet, ces éléphants qui sortent de leur réserve à la recherche de quoi manger, dévastent et détruisent sur leur passage les plantations des champs de manioc et autres cultures agricoles, perturbant ainsi la quiétude de la population qui se voit dans l’obligation de déserter les villages car, s’estimant en danger pour leur vie.

L’ incursion répétée de ces pachydermes, selon l’Union des jeunes pour le développement de Mbomo, a engendré de graves conséquences. Plus de trois mille (3000) personnes sont affectées, privées de leurs champs et de nourriture ; mille trois cent trente(1330) champs sont dévastés en sept  (07) ans  ; cinq cent quarante-quatre (540 )ménages sont frappés et privés de ressource.

Face à cette situation alarmante, les habitants de ces villages se sont tournés vers les gestionnaires du parc Odzala-Kokoua pour trouver  des pistes de solution durable à ce problème.

Mais ces derniers, s’estimant impuissants, pensent que ce qui a motivé l’Union des jeunes de Mbomo pour le développement à venir  rencontrer le gouvernement, par le biais de la ministre du Tourisme et de l’environnement.

« Ce qui se passe à Mbomo, c’est la destruction des biens de la population par des animaux sauvages, précisément les éléphants que nous protégeons. Depuis sept ans, ces éléphants qui ne vivent plus dans les forêts mais dans les villages sont en train de dévaster nos champs. Certains villages commencent même à disparaitre. Nous réclamons à l’Etat des compensations et une application impartiale des dispositions de la loi n°37 sur la protection de la faune et des aires protégées », a déclaré le président de l’Union des jeunes de Mbomo pour le développement, Henri Okoulibeki.

La délégation des jeunes de Mbomo auprès de la ministre du Tourisme et de l’environnement a été conduite par le député de la localité, Léon Alfred Opimbat, qui avait à ses côtés le ministre en charge de la décentralisation et du développement local, Charles Nganfouomo. Léon Alfred Opimbat, en sa qualité d’élu de Mbomo, a sollicité lui aussi l’attention particulière du gouvernement dans la gestion de ce dossier.

La population riveraine sera indemnisée

Le cri de détresse des habitants de Mbomo n’a pas laissé insensible la représentante du gouvernement. « Je vous remercie pour cette démarche, celle qui a consisté à nous remettre ce plaidoyer qui montre qu’il y a beaucoup de maturité dans la gestion de ce dossier très délicat. Au niveau du gouvernement, nous n’avons pas changé le fusil d’épaule, l’engagement a été pris d’indemniser la population en respect des textes en vigueur. Il nous faut maintenant une programmation. Nous allons donc répondre à votre invitation, ce qui était déjà inscrit dans notre agenda », a assuré Arlette Soudan-Nonault.

Source : www.adiac-congo.com

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