Source : uneca.org

Brazzaville, 27 fév. 2021 (CEA) –Le troisième Forum régional africain des sciences, technologies et innovations (FRASTI3) qui vient de s’achever sur place dans la capitale congolaise et en ligne, a permis à plusieurs jeunes africains, parmi 200 prenant part dans un camp d’entrainement (dit bootcamp), de créer des projets de logiciels et imprimer des objets en 3D.

Ils ont appris des techniques de base sur les Sciences, technologies et innovations (STI), l’intelligence artificielle et la robotique.

Convaincus que les jeunes africains s’intéressaient plus aux sciences sociales, la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA), l’UNESCO, et ses partenaires ont initié le Bootcamp pour susciter la vocation scientifique et technologique chez les jeunes.

Il est question de procurer plus de connaissances à ces jeunes pour leur permettre de trouver (facilement) des créneaux professionnels dans le futur, selon Vera Songwe, Secrétaire-générale adjointe des Nations Unies et Secrétaire exécutive de la CEA.

« Les sessions sur les STI restent importantes pour les filles et les garçons, car s’ils sont ceux qui demain découvriront un remède efficace contre la malaria,  cela aiderait tout le continent », a-t-elle estimé.

Mme Songwe a encouragé les échanges entre les institutions de savoir et les universités africaines pour mobiliser tout le continent autour de la question des STI.

Lors du Bootcamp, quatre jours durant, les jeunes innovateurs issus essentiellement des lycées et universités africaines, ont lié la théorie à la pratique.

 A l’issue de la formation, nombreux ont réussi à créer des logiciels et imprimer des objets en 3D.

« Je suis aujourd’hui capable de créer un logiciel big data qui permet la gestion des données téléphoniques, bancaires, Internet et autres », a témoigné Claude Candide Moukala, étudiant en Master 2 mathématiques.

La formation des jeunes en STI est aussi essentielle pour Salah Khaled du Bureau Afrique centrale de l’UNESCO pour qui, « le Bootcamp permet de regrouper les jeunes pour leur donner des pré-requis. L’idée à terme est de susciter auprès de ces jeunes un engouement pour les métiers de la science afin qu’ils deviennent des ambassadeurs des STI dans leurs environnements respectifs ».

Le Congo a abrité la troisième édition du FRASTI après le Maroc en 2019 et le Zimbabwé en 2020. Le pays va présider ce Forum jusqu’en 2022.

Le gouvernement congolais a salué les efforts des partenaires, notamment la CEA  et l’UNESCO pour leur implication dans la formation à la STI des jeunes qui représentent l’avenir du continent africain.

Pour Martin Parfait Aimé Coussoud Mavoungou, Ministre congolais de la Recherche scientifique et de l’Innovation technologique, « les STI sont appelées à jouer un rôle déterminant dans la création des conditions propices à la transition rapide de nos pays vers le statut de pays émergents et qu’elles constituent une force motrice pour concrétiser les Objectifs du Développement Durable ».

« Les établissements d’enseignement supérieur et les organismes publics et privés de recherches sont essentiels pour atteindre le stade d’innovation requis pour renforcer la productivité, le développement des chaines de valeur et la compétitivité », a-t-il affirmé.

M. Coussoud Mavoungou a reconnu le secteur privé comme « un partenaire clé pour faire des STI un instrument efficace et pérenne en faveur du développement de l’Afrique ».

 

Source : uneca.org

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